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8/17/2007
La une à PISCO (AFP) - 17/08/07 12:05
Pérou: les sauveteurs en quête de survivants après le séisme.
Les sauveteurs continuaient vendredi à s'activer à la recherche de survivants, bravant les répliques du séisme de mercredi au Pérou, dont le bilan, actuellement d'environ 500 morts, ne cessait de s'alourdir à mesure que des corps étaient extraits des décombres. Et des dizaines de milliers de Péruviens ont encore passé la nuit dehors, craignant de nouvelles fortes secousses. Au total, plus de 300 répliques ont été enregistrées depuis le tremblement de terre de mercredi soir, le plus dévastateur (sa magnitude a été de 7,7 sur l'échelle de Richter, de 8 sur l'échelle de magnitude du moment (Mw) qui mesure l'énergie dégagée par le séisme) en près de quarante ans dans ce pays andin. Les secousses peuvent se poursuivre sur une période allant "jusqu'à trois semaines", a expliqué Hernan Talavera, de l'Institut de géophysique du Pérou (IGP). Ainsi, deux fortes répliques (4,7 et de 3,7 sur l'échelle de Richter) ont été enregistrées jeudi, respectivement à 19H31 (00H31 GMT) et à 20H45 (01H45 GMT) dans les villes d'Ica et de Pisco, sur la côte sud, la région la plus touchée 24 heures auparavant, précipitant à nouveau la population dans la rue, selon l'IGP. Le président péruvien Alan Garcia était, lui, à ce moment-là, en réunion avec plusieurs membres du gouvernement à l'aéroport de Pisco. Si les pompiers estimaient jeudi soir que 500 à 510 personnes avaient péri et plus de 1.600 avaient été blessées dans le séisme de mercredi, les sauveteurs jugeaient que le bilan des morts était susceptible de s'accroître de manière importante avec la découverte continue de cadavres dans les bâtiments effondrés. De son côté, Rosario Guevara, une responsable de l'INDECI, un organisme officiel, faisait état de chiffres moins élevés, 437 morts et 829 blessés. Elle précisait que 16.700 habitations avaient été détruites, surtout dans les villes côtières de Pisco (130.000 habitants), détruite à 70% a affirmé la municipalité, d'Ica (320.000 habitants) et de Chincha (180.000 habitants). Sans oublier, dans une moindre mesure, la capitale Lima. Pendant que les sauveteurs fouillaient les décombres dans les agglomérations et se rendaient aussi dans des villages isolés de la côte, des hélicoptères et des avions y acheminaient une aide d'urgence, selon le gouvernement. En cet hiver austral, les sinistrés, ont perdu leurs maisons d'adobe, de la terre séchée maintenue par des claies de joncs. Parallèlement, la communauté internationale se mobilisait, de nombreux pays et organisations promettant une aide. Ainsi, à Genève, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a annoncé qu'elle dépêchait deux avions Transportant des tentes, bâches en plastique, couvertures et jerricans. L'ONU "se tient prête à soutenir les efforts de secours en prenant des mesures comme le déblocage de fonds d'urgence et l'envoi d'une équipe d'évaluation des besoins", a, pour sa part, déclaré Michèle Montas, la porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. Le tremblement de terre au Pérou a par ailleurs provoqué de petits tsunamis au Japon, amenant les autorités à lancer, avant de la lever douze heures plus tard, une mise en garde pour toute la façade Pacifique de l'archipel. Les premières vagues sont arrivées sur les côtes du nord du Japon à 05H23 (20H23 GMT jeudi), les plus hautes mesuraient 20 centimètres de haut. Le séisme est l'un des pires subis par le Pérou, toujours hanté par le terrible tremblement de terre de 1970 qui avait tué 70.000 personnes dans la localité montagneuse de Huaraz. 8/16/2007
À la une LIMA (AFP) - 16/08/07 08:36
Un tremblement de terre frappe le Pérou: au moins 337 morts et 827 blessés.
(mais cela ne cesse d'augmenter)
Un puissant tremblement de terre atteignant 7,7 sur l'échelle de Richter a frappé mercredi soir le Pérou et sa capitale Lima, faisant au moins 72 morts et plus de 680 blessés, selon un bilan provisoire donné par le vice-ministre de la Santé Jose Calderon. Le Premier ministre péruvien Jorge Del Castillo a déclaré craindre que le bilan ne s'alourdisse, relevant que les autorités n'avaient pu encore contacter plusieurs régions touchées par le séisme. Le chef des pompiers péruviens Carlos Cordova a indiqué que de nombreuses victimes avaient été découvertes sous les décombres de maisons effondrées dans les villes d'Ica et Pisco à 300 km au sud de Lima. Selon l'institut sismologique du Pérou, l'épicentre du séisme se situerait en mer à 169 kilomètres au sud-ouest de Lima à une profondeur de 47 km. Les villes les plus touchées sont Chincha et Ica, à 300 km au sud de Lima, où une vieille église s'est effondrée ainsi que quelques maisons. Des édifices plus élevés se sont fissurés. Les autorités ont du mal à évaluer les pertes humaines à cause des coupures du réseau de communication dans une grande partie du pays andin. Une alerte au tsunami avait été lancée avant d'être levée dans la nuit de mercredi à jeudi pour le Pérou, le Chili, l'Equateur, la Colombie, le Panama, le Costa Rica, le Nicaragua, le Guatemala, le Salvador, le Mexique et le Honduras, a indiqué le centre d'alerte aux tsunamis dans le Pacifique. A Lima, où les premières secousses ont duré deux minutes, provoquant des scènes de panique, les autorités ont arrêté l'évacuation du quartier de la Punta proche du port de Callao. Situé au niveau de la mer, ce quartier est particulièrement vulnérable à un éventuel tsunami. Le ministre de la Santé, Carlos Vallejo, a placé les hôpitaux et les services de santé en alerte rouge. La première secousse a été suivie par plusieurs répliques. Des vitres ont été brisées, des arbres abattus ainsi que des poteaux téléphoniques.
Le réseau des communications, téléphones portables compris, s'est arrêté de fonctionner mais l'approvisionnement en eau et électricité des huit millions d'habitants a été maintenu dans presque toute la capitale. Selon l’US Geological Survey (USGS), certaines répliques ont atteint 5,9 sur l'échelle de Richer. Des répliques mineures ont été ressenties à Lima dans la nuit. L'USGS a précisé que la première secousse a eu lieu à 18H41 locales (23H41 GMT). Les géologues expliquent que le Pérou est situé à proximité de la plaque de Nazca qui heurte et pousse sous l'Océan Pacifique la plaque continentale provoquant régulièrement des séismes. Le dernier, d'une intensité de 6,9 sur l'échelle de Richter, a endommagé la ville d'Arequipa (sud) en 2001 faisant 96 morts. Les autorités ont lancé des appels au calme et le président de la République Alan Garcia a déclaré à la télévision qu'"heureusement le nombre de morts n'était pas élevé pour un séisme de cette force". "Grâce à Dieu tout puissant, cela n'a pas été aussi grave que par le passé", a-t-il ajouté.
M. Garcia a critiqué le réseau téléphonique qui n'avait pas fonctionné et demandé aux écoles de fermer leurs portes jeudi pour que l'on puisse évaluer d'éventuels dégâts. Plus de deux heures après la première secousse, beaucoup d'habitants demeuraient dans les rues de la capitale, surtout dans le vieux centre-ville, et dans les bidonvilles où beaucoup de maisons anciennes sont construites en adobe, une sorte de terre séchée peu résistante aux secousses. Plusieurs bâtiments ont été évacués par sécurité tandis que les pompiers et les hommes de la défense civile dégageaient à la lumière des phares de camions de pompiers les décombres et les vitres jonchant les rues.
Pourquoi l'aide internationnale n'entre t-elle pas en jeu ?
Pourtant lorsque d'autres pays plus proches subissent des désastres similaires, un plan d'urgence est aussitôt installé.
Le Pérou serait-il un pays pestiféré ?
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