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    11/25/2008

    Bravo !!!

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    Des handicapés péruviens ont confectionné le chullo, typique bonnet de laine des Andes, le plus grand du monde pour témoigner de la culture indienne au sommet du forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec) qui se tient ce week-end à Lima.

    "Le chullo, exposé au Musée de la Nation à Lima, mesure 6,5 mètres de haut sur 3,5 mètres de circonférence, avec des tresses de laine multicolores de 2,5 mètres accrochées au bonnet", a déclaré le président de la commission du congrès sur le handicap, Michael Urtecho.

    M. Urtecho, lui-même handicapé et qui se déplace en fauteuil roulant, a précisé que le bonnet andin, d'origine aymara, une des ethnies andines, avait été tricoté à l'aide d'une machine artisanale.

    Texte et photos de l’ Internaute.

     

    11/17/2008

    L'empire Inca

    L’EMPIRE INCA.

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    Pendant sa courte existence d’environ un siècle (A partir de 1571 environ).

    L’empire inca parvint à s’étendre sur 4000 kilomètres environ la distance qui sépare Los Angeles de New York.

    Lors de la conquête espagnole de 1532, le petit peuple inca établi à Cuzco, au Pérou, régnait sur plus de 12 millions de sujets répartis en une centaine de cultures différentes parlant au moins 20 langues.

    Les Incas n’étaient pas, comme les Espagnols, des conquérants brutaux. Ils utilisaient les cadeaux aussi bien que les lances pour se faire respecter de leurs sujets.

    Leurs tissus, par exemple, faisaient l’émerveillement des villageois.

    Les Incas, victorieux, assimilaient remarquablement bien les peuples nouvellement conquis en laissant une autonomie à leurs chefs, mais en retenant à Cuzco leurs fils pour les éduquer ; en prélevant sur leurs sujets une « taxe sur la main d’œuvre » contre laquelle ils fournissaient des marchandises ; en respectant les pratiques religieuses locales mais en les assimilant aux croyances et aux rites incas dont les sacrifices d’enfants faisaient partie.

    Les Incas prenaient des enfants et, en contrepartie, donnaient à leurs familles des responsabilités ou des marchandises.

    Les sacrifices avaient pour but de sceller des unions ; les enfants étaient souvent conduits à Cuzco où avaient lieu des fêtes avant d’être dirigés en procession sur de longues distances vers des sommets montagneux où avaient lieu les sacrifices.

    11/2/2008

    Ollantay et la fille de l'Inca

     

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    Le général Ollantay était un curaca originaire du village de Tampu. Sa beauté, son courage,

    son intelligence,sa noblesse, ses dons militaires et les nombreux

    services rendus à la cour avaient fait de lui non seulement l’un des généraux

    les plus réputés de l’Empire inca, mais aussi l’un des plus brillants courtisans.

    Pour son malheur il tomba amoureux de Cusicoyllur, la fille de l’inca.

    Il savait que cet amour était impossible puisque l’inca était un dieu, le fils

    du soleil. Toute sa famille devait être considérée comme sacrée. Cusicoyllur

    était non seulement une princesse mais surtout une déesse. Comment un simple

    mortel pourrait-il oser vouloir l’épouser ? Ollantay, un des meilleurs défenseurs de

    l’Empire inca, se rebella contre cet interdit qu’il trouvait injuste. Il savait que la

    jeune princesse était aussi très amoureuse de lui, ce qui l’encouragea à oser lui révéler

    son amour. Les jeunes gens décidèrent de se marier en secret. Le grand prêtre avait

    pourtant essayé de leur faire abandonner ce projet fou, mais en vain. Toute la cour

    connaissait cet amour interdit et il n’y avait guère que l’inca qui ignorait car tout le

    monde redoutait sa colère. Un jour, cependant, Cusicoyllur décida de parler à son père.

    Il était très vieux et elle avait beaucoup de chagrin de lui mentir ainsi depuis des mois.

    Elle finissait même par croire qu’il lui pardonnerait peut-être d’avoir transgressé

    une des lois majeures de l’Empire et qu’il autoriserait à épouser officiellement

    Ollantay. Le jeune général et la fille de l’inca se rendirent donc au palais et

    demandèrent une audience à l’empereur. Il n’avait évidemment pas l’intention de

    lui avouer leur mariage secret mais au moins leur amour. La colère de l’inca fût

    terrible: il ne laissa même pas parler sa fille et les chassa tous deux. Puis, il ordonna

    qu’elle soit aussitôt conduite dans le temple des vierges du soleil où des femmes

    honnêtes prendraient soin d’elle, à l’abri des tentations de ce monde. 

    Elle serait dorénavant « une femme choisie » au service du soleil et de son fils.

    Comment un général avait-il pu insulter le soleil lui-même en prétendant devenir

    l’égal de dieu ? Personne n’avait jamais osé depuis la création de l’empire inca !

    C’était un sacrilège. Il avait dû perdre la raison… L’inca ne savait même pas quel

    châtiment il devait infliger à Ollantay. Le code criminel des Incas prévoyait pourtant

    tous les délits imaginables. Mais justement, celui-là était inconcevable.

    L’inca déclara donc qu’il allait réfléchir, qu’en attendant le jour du jugement,

    Ollantay serait privé de tous ses honneurs et privilèges et qu’il ne devrait pas quitter la cour. 

    Ollantay ne put supporter cette séparation. Une nuit, il réussit à quitter la cour et se réfugia dans

    son ancienne garnison . Là, il réunit ses capitaines et leur dit :

    « Je ne supporterai pas l’affront public qui m’est réservé par l’inca. Je ne tolérerai

    non plus de voir le triste spectacle de mes troupes divisées et réparties entre les autres généraux.

    Je vais m’exiler de l’autre côté de la cordillère des andes, chez les barbares,

    comme l’ont fait bien des autres avant moi, et disparaître à jamais. » Tous les capitaines

    se levèrent en même temps et d’une seule voix, jurèrent fidélité à leur général. « Décide ce que tu voudras,

    nous te suivrons diront-ils.

    Où que tu ailles, nous marcherons à tes côtés. » Ollantay savait que ses soldats lui

    accordaient une confiance aveugle. Ils l’avaient toujours suivi sans jamais douter de ses décisions.

    Il était venu leur parler dans ce but. Il leur exposa donc aussitôt son plan.

    Il allait se rebeller contre cette loi qu’il jugeait injuste et attaquer la capitale avec

    ses troupes pour obliger l’inca à revenir sur sa décision. Il estimait que ses exploits

    au service de son pays lui donnait des droits, qu’il « méritait » ce que sa naissance ne

    lui avait pas donné. Encore un projet fou ! Encore une insulte ! Jamais personne n’avait

    osé à remettre en question les lois sacrées de l’empire. 

    Cependant, tous les soldats de Ollantay le suivirent sans hésiter dans son aventure insensée… 

    Il avait toujours risqué sa vie pour la justice et la grandeur de l’empire. 

    Il ne pouvait pas se tromper dans son jugement et encore moins trahir. Au petit matin,

    toutes ses troupes se mirent en route derrière lui.  Non loin de là, un autre général,

    noble et fameux, mais beaucoup moins célèbre à la cour, marchait à la tête de ses

    troupes pour accomplir une mission que lui avait confié l’inca dans une de ses provinces

    récemment soumise où une révolte avait été signalée. Il s’appelait Ruminahui . 

    Il avait longtemps qu’il était jaloux de la gloire d’Ollantay. Quand il comprit que ce

    dernier était à la tête d’une rébellion contre l’inca, il se dit que c’était peut-être la

    chance de sa vie. S’il arrêtait Ollantay et le conduisait enchaîner au pied de l’inca,

    non seulement son principal rival serait éliminé, mais surtout une immense gloire

    rejaillerait sur lui. Il serait enfin « le héros de la cour . » Il en rêvait depuis si longtemps !

    Comme il savait qu’Ollantay serait difficilement vaincu car il était le meilleur général

    de tout l’empire, il eût une idée : il ordonna à ses troupes de se poster à un endroit

    précis et de n’attaquer que lorsqu’il leur fera signe, puis il partit tout seul rejoindre le campement où

    Ollantay s’était installé. Il demanda d’être conduit auprès de lui et joua tellement bien

    la comédie que Ollantay se laissa tromper et crût que Ruminahui

    approuvait sa rébellion et venait se joindre à lui pour l’aider. La nuit suivante, cependant,

    Ruminahui se leva sans bruit et, dans l’obscurité, alla ouvrir la grande porte de la

    forteresse. Il donna à ses troupes le signal convenu.  

    La surprise fût totale. Les soldats d’Ollantay furent massacrés pendant leur sommeil. 

    Seuls ceux qui montaient la garde purent se défendre. Ollantay fût fait prisonnier.

    Dès l’aube, Ruminahui et ses soldats se mirent en route pour la capitale. Ollantay

    marchait enchaîné à ses côtés. Il supportait d’autant plus mal la défaite qu’il avait

    été trahi par un homme qu’il avait crû être un ami. Soudain ils virent arriver à leur

    rencontre, sur une route, un messager. Tout essoufflé, celui-ci leur donna la triste

    nouvelle : le vieil inca etait mort et avait choisi pour successeur son fils,

    Tupac yupanqui. Ollantay ne savait pas quel sort l’attendait . Il pensait à sa femme

    et au bébé qui avait dû naître pendant leur séparation. Était-ce un garçon ou une fille ?

    Aurait-il le droit de le voir une dernière fois avant sa mort ? Le frère de sa femme,

    le nouvel inca, aurait-il au moins pitié de sa sœur ? Ils arrivèrent enfin à la cour. 

    L’entrevue avec Tupac Yupanqui fût glaciale. 

    L’inca devait appliquer la loi car elle était le fondement même de la force de l’empire. 

    Ollantay le savait mais il demanda alors la faveur d’être seulement écouté

    par le nouvel inca avant de mourir. « J’ai toujours vécu pour faire respecter cette loi,

    dit-il, j’ai même risqué ma vie pour elle mais ne crois-tu pas qu’un empire ne peut être

    bâti que sur des lois justes ? Il ne sera fort que si le peuple ne le reconnaît comme tel.  

    Or, cette loi qui interdit un homme d’aimer une femme, même si il la mérite, même si ils s’aiment,

    uniquement parce qu’il est né dans une famille d’un autre rang, est-ce une loi

    juste ? Un homme ne peut donc pas gagner par sa valeur et sa volonté ce qu’il ne lui a

    pas été donné à sa naissance ? Crois moi, ta grandeur ne doit pas venir de la force

    de la loi, mais de sa justice.

    Maintenant que je t’ai dit ce que je crois sincèrement être le bien, je me soumets à mon châtiment. 

    -Relève toi lui répond le jeune inca ; Je pense depuis longtemps ce que

    tu viens de dire. Je te pardonne et t’accorde la main de ma sœur. Je t’autorise à reconnaître

    ta fille et je vous souhaite à tous les trois d’être très heureux à ma cour. » Il était midi

    très exactement lorsque le nouvel inca prononça ces mots et lorsqu’il sortit du palais

    il lui sembla que le soleil brillait d’un éclat tout particulier ce jour-là, un peu comme

    si il lui donnait raison.